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L'état d'esprit éco-responsable

L’état d’esprit éco-responsable

L’état d’esprit éco-responsable, une caractéristique naturelle chez quelques-uns, ou un travail réalisé sur soi-même. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un état d’esprit qui peut être développé par tous ceux qui ont une bonne volonté.

L’état de dégradation de la nature sans précédent, les problèmes sociaux, le stress des grandes villes métropolitaines, l’explosion des cas de « burn-out » et de « bore out », etc. sont à l’origine des sentiments de tristesse et de détresse ressenties par beaucoup d’entre nous.
Ainsi, nous sommes parfois amenés à changer d’état d’esprit pour améliorer notre bien-être au quotidien et donner plus de sens à notre vie.

Malheureusement, dans beaucoup de cas, cette prise de conscience ne vient qu’après certaines expériences assez traumatisantes et destructives.
Je me demande alors, pourquoi atteindre l’écroulement pour apprendre ensuite à construire autrement. Si seulement on arrivait à se réveiller à temps, on pourrait canaliser toute l’énergie nécessaire au rétablissement, dans la mise en place d’un système plus intelligent, plus respectueux de la planète et de notre bien-être.

« Si l’on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier. »

Martin Luther

Quand les hommes se livrent à leur destin dans un état d’inertie d’apparence irréparable.

J’entends très souvent dire : « de toute manière, nous sommes foutus », comme si l’on n’y pouvait rien, comme si l’on se laissait aller dans les bras du destin et peu importe les conséquences. Je me demande ce qui peut amener quelqu’un à entreprendre un tel discours ! Certainement une vie accélérée et un manque de conscience de sa propre réalité, une souffrance cachée, un esprit agité, etc.

Je crois que nous pouvons faire mieux que cela ! Je partage quelques idées que je trouve susceptibles de booster l’état d’esprit éco-responsable dans un sens plus large.

Aimer et respecter celui que nous sommes

Il est très important de surveiller l’égo afin d’éviter de « sortir des rails ». Vouloir paraitre quelque chose qui ne nous correspond pas, nous éloigne de notre vraie essence. Cela risque de nous mettre dans un état de « pilote automatique » très dangereux pour notre équilibre. Dans cet état, nos actions ne se nourrissent plus de ce qui est essentiel à notre être, mais de ce que nous souhaitons dégager à l’extérieur.
Ce mode de fonctionnement peut se transformer dans un cercle vicieux pénible pour la personne qui le vit, mais également pour son entourage. Ralentir le rythme et apaiser l’esprit vous aidera à vivre avec plus de conscience et permettra d’éviter un déraillement susceptible de vous infliger de la souffrance.

L'art d'apprendre l'empathie envers nous semblables, les animaux et la nature.
L’art d’apprendre l’empathie envers nous semblables, les animaux et la nature.

Faire preuve de plus d’empathie envers nos semblables, les animaux et la nature fomente l’état d’esprit éco-responsable.

Quand j’étais adolescente, j’ai vécu une expérience qui m’a un peu intriguée.
Malgré l’amour et le respect que je ressentais pour les animaux, il y en avait un qui me dégoutait, le crapaud. Je trouvais cet amphibien carnivore sans queue moche, et j’entendais beaucoup d’histoires bizarres à son propos.
Alors, un jour en arrivant à l’école, un collègue du type à embêter tout le monde, a décidé d’entreprendre un geste sympathique envers moi. Il m’a offert un livre de contes intitulé « Bichos » (bêtes), où les animaux et les humains dialoguent sur le même pied d’égalité.
Le conte de « Bambo » le crapaud m’a permis de mieux comprendre, comment il vit, ses sentiments et ses émotions. Il m’a appris à regarder cet animal différemment, à l’accepter et à le respecter.

Miguel Torga l’auteur de ce livre a trouvé une manière mignonne pour sensibiliser ses lecteurs sur : l’importance d’accepter les différences entre nos semblables, le besoin de respecter la terre, les animaux et la nature, et sur la nécessité d’accorder une plus grande attention à la formation des jeunes.

Contrôler la colère et l’indignation

Quand nous éprouvons de l’amour et du respect pour l’environnement, nous tendons à devenir agressifs et indignés devant le manque de conscience qui le met en péril. Malheureusement, la provocation génère de la résistance, et n’a jamais fait preuve de belles réussites.
Il faut reconnaitre que l’homme moderne a été programmé pour surconsommer, un phénomène qui l’éloigne de ses besoins essentiels et détruit la planète.
Nous devons donc faire preuve de patience, car nous n’avons pas tous la même éducation, la même sensibilité, les mêmes expériences de vie et les mêmes traits de personnalité.


En adoptant un discours plus accrocheur et en faisant plus d’actions, nous avons plus de chances d’attirer un plus grand nombre d’acteurs dans la transition vers un monde plus juste et plus durable.
Cependant, il est également important de laisser de la place pour de la frustration car l’argent et le pouvoir rendent certaines personnes aveugles à vie.

« Quand le dernier arbre aura été abattu – Quand la dernière rivière aura été empoisonnée – Quand le dernier poisson aura été péché – Alors on saura que l’argent ne se mange pas. »

Geronimo

L’état d’esprit éco-responsable cherche à adopter des modes de consommation responsables

Les ressources surexploitées de la Terre ont besoin d’être épargnées. Il impératif d’adopter des modes de vie plus responsables.
Prendre l’habitude de se poser des questions avant de se précipiter dans l’achat, permet de réfléchir sur la nécessité en question afin de trouver la solution qui répond le mieux au besoin.
Le produit en vue d’achat, répond-il à un réel besoin, est-il possible de réparer ce qui est tombé en panne, de faire de la location au lieu d’acheter ? Acheter neuf ou d’occasion et dans quel type de structure ? Est-il raisonnable de suivre toutes les tendances alimentaires, ainsi que le dernier cri à la mode (qui dépend du secteur textile, la deuxième industrie la plus polluante) ?


L’éventail de questions peut être large, cependant, il est important de ne pas tomber dans les pièges, de ne pas croire à tout ce que l’on dit. Certaines tendances, peuvent engendrer un bilan environnemental de plus en plus discutable et sont susceptibles d’affecter notre santé.

Prenons l’exemple de l’alimentation. Quand je pense à l’époque de mes grands-parents et à leurs habitudes alimentaires, c’est étonnant de voir à quel point l’offre a explosé.
De nos jours, nous sommes accablés de marketing et de publicité qui vante de super aliments aux effets presque miraculeux, bien éloignés de notre culture.
Il faut se méfier, ne pas oublier que les lobbies peuvent être présents partout. Il est préférable de manger local et de saison. Pensons à adopter des habitudes de consommation plus responsables. Que ce soit, dans nos assiettes, dans notre garde-robe, dans notre décor à la maison, etc.

Le plaisir de vivre de manière plus simple et équilibrée
Le plaisir de vivre de manière plus simple et équilibrée

L’état d’esprit éco-responsable se réjouit de vivre de manière plus simple et plus équilibrée

Vivre avec plus d’équilibre nous permet d’éprouver une joie plus réaliste et dépourvue de superflu.
L’homme moderne a tendance à refuser le vide, quel que soit le domaine de la vie. Pour cela, il court derrière plus d’argent, plus de statut, plus d’évènements, plus de vêtements, plus, plus, plus.
Pour répondre à cette surconsommation, l’industrie produit sans cesse et sans conscience. Elle pollue nos écosystèmes naturels et épuise les ressources jusqu’au dernier arbre abattu, la dernière rivière empoisonnée et le dernier poisson pêché.
Il est temps d’accepter que les ressources soient épuisables, que la terre est en déséquilibre, et que l’on en subit les conséquences.

Nous n’avons pas besoin de beaucoup pour être heureux. Il est urgent d’arrêter les achats compulsifs qui ne servent qu’à satisfaire l’égo. Il est essentiel d’apprendre à faire face aux sentiments moins joyeux que nous ressentons à certains moments de notre vie.
Quand la sensation de vide s’approche, laissons-la venir. Essayons de comprendre ce que ce sentiment veut dire, de quoi avons-nous besoin. Acceptons la vulnérabilité tout comme le courage et l’audace, et apprenons à lâcher prise.
Cet exercice nous aide à arrêter de vivre en mode « pilote automatique » et nous invite à découvrir la personne que nous sommes au-delà de notre égo.
Quand nous arrêtons de vivre en fonction de l’image que nous souhaitons dégager, le gout de la vie devient beaucoup plus agréable.
Cette nouvelle conscience, nous donne envie de prendre soin de nous et de notre environnement.

Quelques sources d’inspiration :

  • Pierre Rabhi : « Vers la sobriété heureuse »
  • Dominique Loreau : « Art de la simplicité »
  • Laurent Gounelle : « Et tu découvriras le trésor qui dort en toi »
  • Don Miguel Ruiz – « Les quatre accords tolteques  » Paul Wilson – « 
  • Le grand livre du calme » Miguel Torga – « Bichos »
  • Gyalwa Dokhampa – « La retraite de l’esprit »
  • Les documentaires : « Terre » « Notre planète », etc.
  • La nature et le plaisir de passer du temps avec

Merci pour le temps que vous avez accordé à ces réflexions 🙂

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Catégorie:Bien-être
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Du « zéro déchet » dans notre mental

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